dimanche 28 août 2016

Ce sera ton dernier instant - Susan Hill

source: site éditeur
Après une tempête violente qui a provoqué des glissements de terrain, un squelette est retrouvé à Lafferton. Il est rapidement établi que c'est celui de la jeune Harriet Lowther, quinze ans, disparue seize ans plus tôt. Deux jours plus tard, un autre squelette est retrouvé à quelques mètres de là. Coïncidence ? Certainement pas pour Simon Serrailler, le commissaire divisionnaire qui, malgré des coupes budgétaires qui le prive d'effectif supplémentaire, rouvre l'enquête.

J'aime beaucoup les nouvelles / novellas gothiques de Susan Hill mais je n'avais pas du tout accroché au seul roman de sa série Serrailler que j'avais tenté de lire, il y a quelques années. Je ne me souviens plus du titre mais que j'avais abandonné, cela oui.

L'autre jour, à ma bibliothèque, je suis tombée par hasard sur ce titre et comme l'histoire me tentait, j'ai décidé de lui donner une seconde chance. Ce que je ne regrette pas, car j'ai apprécié ma lecture, sans pour autant parler de coup de cœur. Mais j'ai passé un bon moment et c'est déjà bien.

L'intrigue est assez lente ou, disons plutôt qu'elle est émaillé d'histoires parallèles. Celle de Jocelyn Forbes, une retraitée qui se sait atteinte de la maladie de Charcot et décide de se rendre en Suisse pour en finir (le suicide assisté est toléré sous conditions médicales très strictes). Celle aussi du Dr Cat Deerbon, la sœur de Serrailler, veuve avec trois enfants, médecin généraliste mais très impliquée dans les traitements aux personnes en fin de vie. Elle loue une chambre à Molly, une étudiante en médecine qu'elle essaie de sensibiliser aux soins aux personnes mourantes et qui va vivre une petite aventure assez perturbante (sur ce point, l'histoire finie en queue de poisson et c'est bien dommage). Et puis aussi la vie du personnage principal, le commissaire Serrailler qui, lors d'un banquet durant lequel il remplace sa cheffe en convalescence, fait la connaissance de Rachel Wyatt, une jeune femme mariée à Kenneth qui souffre de la maladie de Parkinson et a trente ans de plus qu'elle. Leur coup de foudre réciproque va d'ailleurs poser quelques problèmes de concentration au commissaire - et quelques cas de conscience aussi.

Bref, si l'histoire principale est intéressante, j'ai beaucoup apprécié les intrigues parallèles, notamment celle de Cat et Molly. Je me souvenais des personnages principaux donc je n'étais pas trop perdue mais sur ce point, je ne suis pas sûre que lire les romans dans un ordre non chronologique soit évident.

Si vous chercher un roman "policier" qui privilégie les personnages, la psychologie et la réflexion sur des thèmes de société, il pourrait vous plaire. Si vous préférez l'action et les rebondissements, il vaut mieux passer votre chemin.

(éd. Robert Laffont, traduit par Johan-Frédérik Hel Guedj, 395 pp., 2014)

lundi 15 août 2016

48 heures pour mourir - Andreas Gruber

source: site éditeur

Munich, le corps d'une femme est retrouvé attaché au grand orgue de la cathédrale. Le médecin légiste conclu à une mort par noyade - on lui a fait avaler deux litres d'encre noire. La jeune commissaire Sabine Nemez est envoyée sur les lieux mais l'enquête lui est rapidement retirée, la victime étant sa mère. L'enquête est confiée à Maarten S. Sneijder, un profileur de l'office fédéral de la police criminelle, institut dans lequel la jeune femme a déjà fait trois demandes d'admission - sans succès. Talentueux mais pour le moins spécial et irascible, il décide, malgré les interdictions, de s'adjoindre l'aide de Sabine après que celle-ci lui ai désigné une piste convaincante : celle de Struwwelpeter, un célèbre livre de contes pour enfants publié par le psychiatre Heinrich Hoffmann en 1844. C'est sur ce recueil que semble en effet calquer ses crimes le tueur en série - l'affaire est rapidement reliée à deux meurtres précédents à Cologne et Leipzig.

Au même moment à Vienne, au petit matin, Helen Berger, une psychothérapeute et ancienne profileuse pour la police criminelle, reçoit un colis avec un doigt dedans puis un appel téléphonique lui laissant 48 heures pour découvrir qui et pourquoi le/la propriétaire du doigt a été enlevé. Si elle réussit, la victime aura la vie sauve; sinon, elle mourra.

Une excellente lecture ! J'ai eu quelques craintes sur le style (ou la traduction ?) durant les premières pages mais j'ai rapidement été emportée par l'intrigue et ai avidement poursuivi ma lecture. Malgré peut-être quelques rebondissements de trop dans les trente dernières pages, je le pardonne volontiers, car l'ensemble est bien équilibré entre l'enquête de Sneijder et Sabine, les recherches d'Helen et des séances de psychothérapies entre le Dr Rose Harmann et son patient Carl Boni. J'ai relevé deux ou trois petites incohérences mais mineures et sans impact aucun sur l'intrigue. Les personnages mériteraient parfois d'être un peu plus fouillés mais ce roman étant le premier de la série avec Sneijder (paru en 2012), on peut espérer qu'on en apprend plus sur ce personnage dans les deux autres romans parus (parus en 2015 et 2016, non traduits).

Je recommande vivement !

Andreas Gruber (né en 1968) est Autrichien et auteur de romans d'horreur, de fantastique et de thriller/policier. Il commence à écrire après des études d'économie à l'université de Vienne et ses textes (romans et nouvelles) obtiennent plusieurs prix, notamment dans le domaine fantastique. Ce roman est le premier a être traduit en français mais je ne doute guère que d'autres suivront. Détails sur le site de l'auteur

(éd. L'Archipel, traduit par Jean-Marie Argelès, 407 pp., Paris, 2015)

dimanche 14 août 2016

Une lettre de vous - Jessica Brockmole

source : site éditeur
Un roman épistolaire tout à fait adéquat pour une lecture estivale, la correspondance entre David Graham, un jeune étudiant américain en biologie, et Elspeth Dunn, une poétesse écossaise qui vit sur l'île de Skye. C'est David qui l'entame, en 1912, après avoir lu un recueil de poèmes de la jeune femme. Après les premières lettres qui restent très distanciées, une véritable amitié se noue entre les deux personnages, une amitié qui se nourrit de leurs points communs mais aussi de leurs différences. Si l'amour de la littérature les réunit (bien que David, dans ses premières lettres en tout cas semble avoir des lectures plus "aventure" (Mark Twain, Poe) qu'Elspeth), David est encore étudiant et vit chez ses parents, alors qu'Elspeth est mariée et n'a jamais quitté son île (elle a une peur bleue de monter sur un bateau et ne sait pas nager). Puis, avec la première guerre mondiale qui arrive, David, plus pour contrarier son père qu'autre chose (le père est médecin et souhaiterait que son fils suive sa voie), décide de s'engager dans les forces américaines avec son meilleur ami. Est-ce que ce sera l'occasion d'enfin rencontrer celle dont il est tombé amoureux ?

Cette première intrigue se déroule en parallèle à celle de Margaret, à Edimbourg, en juin 1940. Je ne dévoile rien en disant qu'on comprend rapidement (dans les soixante premières pages) que Margaret est la fille d'Elspeth et que celle-ci l'a élevée seule à Edimbourg. Margaret ne sait rien de son père biologique mais sa mère lui a promis de lui révéler bientôt ses origines. Même si elle sait que la famille de sa mère est originaire de l'île de Skye, Margaret pense que sa mère a toujours vécu à Edimbourg. Que s'est-il passé ? Qu'est-ce qui a bien pu décidé Elspeth a bravé sa peur de la mer pour rejoindre la capitale écossaise ? David ? Pas si sûr, car lors d'un voyage touristique de celui-ci, Elspeth n'a pas eu le courage de le retrouver à Edimbourg. Alors qu'elle est sur le point d'enfin apprendre la vie de sa mère avant sa naissance, Elspeth disparaît et Margaret se lance à sa recherche.
source : trictrac.net
Je crois avoir déjà écrit sur le blog que j'aime beaucoup les romans épistolaires. Celui-ci se défend sur la forme mais si j'en fais un bilan global, je suis plutôt déçue. Dans le positif, j'ai trouvé plutôt habile de la part de l'auteur de révéler rapidement les liens mère-fille, car de toute façon, il faudrait vraiment être aveugle pour ne pas comprendre cela rapidement. Mais en même temps, je me demandais bien comment elle allait poursuivre son intrigue et, pour être honnête, apprendre ce qui s'était réellement passé entre Elspeth et David m'intéressait assez peu. A un certain point, Margaret retrouve Finlay, son oncle et frère de sa mère, et lui demande de l'aider à découvrir la vérité. J'ai trouvé que cette partie aurait pu être nettement mieux développée et exploitée. Mais non, l'oncle est taciturne, on comprend qu'il s'est fâché avec sa sœur et qu'ils ne se sont pas vus depuis vingt ans, mais les révélations restent faibles. Jessica Brockmole préfère développer la correspondance David / Elspeth alors que David est en France comme ambulancier. Moi qui ne suis pas fan des romans qui se déroulent pendant la guerre, j'en ai eu pour mon grade et j'avoue avoir plutôt "scanné" que lu ses pages-là.

Bref, dans ce genre de roman, ce n'est pas le meilleur que j'ai lu. Je ne sais pas si la comparaison est bonne mais disons que j'avais préféré The house at Riverton de Kate Morton - qui, certes, n'est pas un roman épistolaire mais est aussi une lecture estivale avec contexte historique.
 
source: page twitter auteur
Jessica Brockmole est Américaine. Une lettre de vous est son premier roman; elle en a publié deux autres à ce jour (non traduits), également situé durant la période de la première guerre mondiale.

(éd. Presses de la Cité, traduit par Valérie Bourgeois, 288 pp., 2014)

samedi 13 août 2016

Deux filles sur le toit - Alice Kuipers

source: site éditeur
J'ai récemment chroniqué Ne t'inquiète pas pour moi qui avait été une bonne lecture. En réalité, je voulais d'abord lire ce roman-ci mais j'ai dû patienter avant qu'il ne soit disponible auprès de ma bibliothèque. Et bien, maintenant que je l'ai lu, je peux dire que j'ai préféré le premier - malgré sa forme stylistique particulière (post-it sur la porte du frigo forment un dialogue entre une mère malade et sa fille adolescente).

Avec Deux filles sur le toit, Kuipers adopte la forme du journal intime de Sophie,  une adolescente qui vit seule avec sa mère depuis le décès, un an plus tôt, de sa sœur aînée - le père est décédé des années auparavant.  Dès le début, on comprend que la mort de la sœur est un sujet douloureux entre mère et fille et que la communication est devenue difficile - la mère ne travaille plus et s'enferme dans son bureau pour travailler à sa "collection d'objets trouvés" ou dans la chambre de sa fille aînée, et Sophie suit une thérapie auprès de Lynda, une psychologue, mais sans grande conviction. Cette toutefois Lynda qui a suggéré à la jeune fille de tenir un journal. Sophie se sent également abandonnée par sa meilleure amie Abigail, laquelle ne vit pas non plus une situation familiale simple et s'enfonce dans l'anorexie. Entre amours adolescents,  amitiés qui s'étiolent et d'autres qui se nouent, dialogue à rétablir avec sa mère et deuil à surmonter, mais aussi intégration des minorités ethniques et allusions à des événements tragiques qui se sont réellement déroulés, Sophie relate son quotidien sur une année.

A priori, une histoire qui me tentait mais qui, malgré ses qualités, m'a laissé sur ma fin. Et cela, principalement à cause de son personnage principal que j'ai trouvé souvent agaçante, immature, et franchement égoïste et égocentrique. J'ai par contre aimé le personnage de la mère et celui de Rosa-Leigh, une jeune Canadienne nouvellement arrivée dans le collège de filles de Sophie.

Au niveau de l'intrigue elle-même, j'ai regretté que la révélation de ce qui est arrivé à la sœur survienne si tard (il faut attendre le dernier quart), car cela aurait pu servir à de nombreux ressorts intéressants dans la relation mère/fille et l'intrigue d'une manière générale.

Un bilan mitigé pour moi. J'attends volontiers votre appréciation si vous avez lu ce roman - ou si vous avez envie de le lire.

(édition Albin Michel, traduit par Dorothee Zumstein, 250 pp., Paris, 2011)

dimanche 7 août 2016

Un rossignol sans jardin - Ruth Rendell

J'adore Ruth Rendell (1930-2015); ses romans privilégient la psychologie de ses personnages par lesquels elle sonde les profondeurs de la nature humaine, ses vices comme ses vertus. Je n'avais toutefois lu qu'un seul de ses romans mettant en scène l'inspecteur Wexford, il y a des années de cela, et je n'en avais pas gardé un bon souvenir. C'est donc avec quelques appréhensions que j'ai débuté ce roman dont l'intrigue, pourtant, me tentait beaucoup. Et j'ai bien fait car, comme récemment avec Martha Grimes et son inspecteur Jury, j'ai (re-)découvert une série qui m'a offert un bon moment de lecture.
source: fnac.com
La révérende Sarah Hussain a été étranglée dans son presbytère de Kingsmarkham. La jeune femme n'était pas forcément apprécié. Est-ce son origine indienne qui dérangeait ? Ou alors le fait qu'elle était veuve et vivait avec sa fille de presque dix-huit qui ignore qui est son père ? Ou alors le fait qu'elle n'utilisait pas le livre classique des évangiles mais une version alternative ? Ou encore parce qu'elle se montrait très familière, n'hésitant pas à embrasser les gens et à laisser les enfants se balader dans l'église durant les offices ?

Wexford est à la retraite depuis quelques mois mais son ami, le nouveau commissaire divisionnaire Mike Burden lui demande de l'assister comme conseiller et venir avec lui sur les lieux de l'homicide. Et il faut bien avouer que Wexford ne se le fait pas dire deux fois - au grand dam de son épouse Dora qui préfèrerait le voir lire tranquillement Histoire de la décadence et de la chute de l'empire romain d'Edward Gibbon - il s'agit d'un livre publié à l'origine entre 1176-88, dont plusieurs extraits son reproduit dans le roman et qui sert de "guide" à Wexford pour réfléchir à l'enquête. Dora, d'ailleurs, n'est pas la seule à le trouver un peu trop investi; leur femme de ménage Maxine, un vrai moulin à paroles, est du même avis lorsqu'elle comprend que c'est à cause de Wexford que son fils Jason (un ancien bad boy récemment devenu père de famille) est mis en cause dans un homicide involontaire. Cette seconde intrigue se développe en parallèle.

Un rythme lent mais qui ne m'a pas dérangé, car j'ai aimé les personnages, les lieux, les thèmes abordés (voir plus haut). L'histoire avec Jason (magouilles immobilières) m'a moins intéressée et je ne voyais pas trop comment elle allait se relier à la première. En général, c'est le cas, n'est-ce pas ? Et bien pas ici, bien fait pour moi ;-)
source: independent.co.uk
Si je préfère quand même nettement les romans plus psychologiques que policiers de Rendell, ce qui signifie en gros ses romans publiés sont le pseudonyme de Barbara Vine (p.ex. Le journal d'Asta, Analphabète ou La maison aux escaliers), comme écrit plus haut, j'ai passé un bon moment de détente et c'est déjà beaucoup.

(éd. Les Deux Terres, traduit par Johan-Frédérik Hel Guedj, 2016)

bandes dessinées

Deux BD lues ces derniers jours :

Un petit livre oublié sur un banc - Jim & Mig

Camelia, une jeune femme, trouve un jour un livre abandonné sur un banc dans le parc où elle prend sa pause repas de midi. Elle le lit; ne l'apprécie que moyennement mais est intriguée par le fait que certains mots sont entourés. En les relevant, elle découvre une phrase qui l'invite à le prendre, le lire puis le redéposer quelque part pour un prochain lecteur. Mais Camelia, qui s'ennuie à mourir dans son travail et dont la relation amoureuse avec Hervé commence à gentiment tomber dans la routine, y voit une occasion d'égayer un peu son quotidien et veut absolument découvrir qui a déposé le livre. Pour cela, à son tour, elle entoure des mots et redépose le livre.
 
source: site éditeur

Une idée de départ sympa (le bookcrossing) qui devrait plaire à tous les amoureux des livres. En ce qui me concerne, c'est quand même plutôt une déception. L'histoire aurait pu se limiter à un volume (l'intrigue tourne un peu en rond, j'en attendais plus de Jim dont j'avais aimé Une nuit à Rome) et j'avoue que je ne suis pas fan des dessins. Dommage.

(Scénario : Jim, Dessins : Mig, Bamboo Editions, collection Grand Angle, tome 1 : 2014, tome 2: 2015)

Arthus Trivium, 1. Les anges de Nostradamus - Raule & Landa

1565. Nostradamus a publié ses prophéties dix ans plus tôt; il est maintenant vieux et usé mais toujours très sollicité dans la résolution d'affaires étranges. Aussi, il s'est entouré de trois jeunes disciples pour le représenter : Angélique Obscura, Angulus Dante et Arthus Trivium. C'est ce dernier qui est mis en lumière dans ce premier tome d'une série qui mélange aventure et histoire et dont la très belle couverture et le synopsis me tentait beaucoup.
 
source: site éditeur
Hélas, je n'ai pas accroché à l'histoire qui revient, entre autres sur la peste à Agen. C'est plutôt violent et la palette des dessins ne m'a pas convaincue - même si, dans des tonalités brun-gris-ocre-bleu pastels colle parfaitement au côté sombre de l'histoire. Les éclairages, par contre, apportent beaucoup à la force des cases. Je doute de poursuivre la série dont le second tome (Le troisième magicien) est paru.

(Scénario : Raule, dessins et couleurs: Juan Luis Landa, éd. Dargaud, 2016)

Deux lectures en demi-teinte; cela arrive. Mais peut-être suis-je passée à côté de merveilles ? Les avez-vous lu ? Si oui, les avez-vous aimées ?

dimanche 31 juillet 2016

The casual vacancy - J. K. Rowling

source: amazon.in
At last, it's done !
Dis comme cela, on dirait un cri du cœur genre "ouf, enfin j'en ai fini avec ce satané bouquin !" Non, non, soyons clair, si j'avais détesté, je ne me serais pas privée de l'abandonner. Le "enfin", c'est parce qu'il s'agit (quand même) d'un pavé de 568 pp. lu en anglais grâce à Niki qui a bien voulu m'envoyer son exemplaire. Et que, l'ayant lu à petites doses, il m'a fallu plusieurs mois pour le terminer, car j'ai entrecoupé ma lecture avec d'autres romans. 

Cela dit, si j'ai, dans l'ensemble aimé, j'ai quand même plusieurs réserves à confesser. Si toute l'intrigue relative aux magouilles en rapport avec le conseil communal de Pagford, de même que les histoires de couples m'ont bien plu et su maintenir mon intérêt, j'ai eu beaucoup plus de mal avec tout ce qui concerne les adolescents (Krystal & cie). Le Daily Mirror en parle comme d'une "entertaining evocation of British society today". Oui, bon, avec 250 pages de moins, à mon avis, cela aurait été plus efficace. Et, disons que pour lire quelque chose sur la société britannique actuelle, je préfère Jonathan Coe (entre autres) et ses Bienvenue au club et Le cercle fermé. Bien plus acérés, ironiques, intelligents.

Mais je ne veux pas non plus jeter la pierre à Rowling, car j'ai aimé mais vraiment trouvé cela parfois beaucoup trop bavard. Une semi-déception, dirons-nous. Vu le casting, j'ai quand même assez envie de voir le téléfilm de la BBC. L'avez-vous vu ? Et le roman, qu'en avez-vous pensé ?

source: telegraph.co.uk
(éd. Sphere, 568 pp., 2012)