Par le feu - Jane Casey

Mais je ne voulais pas tuer Rebecca, je tiens à ce que ce soit bien clair dès le départ. Ça ne m'a pas plu. Ça n'a pas été de gaieté de cœur. (p. 526)

De Jane Casey, j'ai lu il y a quelques temps Ceux qui restent mais je ne crois pas l'avoir chroniqué sur ce blog. J'avais assez aimé et pour être honnête, lorsque j'ai acheté ce roman-ci, je ne suis pas sûre d'avoir fait le rapprochement entre les deux. Quoi qu'il en soit, Par le feu est le premier volume d'une série qui met en scène le lieutenant Maeve Kerrigan au sein de la police des affaires criminelles de Londres.

Londres où, depuis plusieurs mois, sévit un assassin surnommé "le crémateur" par la presse car il s'attaque à de jeunes femmes en les tabassant à mort puis en les brûlant. Maeve participe à l'enquête au sein de l'équipe du commissaire Godley. Irlandaise (comme son auteur), nouvelle recrue et seule femme du groupe, elle est la cible de quolibets sur son origine et son physique. Mais consciente de sa chance d'avoir intégrée l'équipe, elle s'accroche.

Lorsque Rebecca Haworth, la dernière vicitime, est retrouvée, des doutes s'insinuent quant au fait qu'il s'agit bien de leur mystérieux assassin et non d'un copieur. Et plus Maeve avance dans ses recherches sur Rebecca, plus il s'avère que celle-ci n'était pas tout à fait celle qu'elle prétendait.

Ouais... Pour être franche, ce n'est qu'après avoir passé les 300 premières pages (sur un total de 573, ça fait donc un peu long) que j'ai commencé à vraiment accrocher. Avant cela, je ne dirais pas que je m'ennuyais (je n'aurais pas poursuivi ma lecture) mais l'intrigue manquait de pep, d'éléments suffisamment forts pour me tenir en haleine.

A partir de la page 457, on sait qui est coupable et c'est là que le roman devient vraiment intéressant et original ! Quel dommage que Jane Casey n'est pas choisi la voie du "procès / faire avouer l'accusé(e)" plus vite ! J'ai beaucoup aimé ces dernières pages et j'aurais préféré un roman plus court mais axé sur cette partie - pour une fois, cela aurait un peu changé des sempiternelles enquêtes.
source: bloodredink.com

Mais j'ai quand même encore eu un problème avec ce roman. Dans un de ses billets récents, Cécile écrivait qu'elle n'avait pas réussi à imaginer les personnages. Et bien, il m'est arrivé exactement la même chose avec ce roman policier. Impossible de me faire une image précise de Maeve ou de son collègue Rob. Je n'ai réussi à visualiser que le commissaire Godley et le/la coupable, ce qui m'a quand même fortement dérangé.

Bref, une lecture en demi-teinte. Plutôt déçue.

Et vous ? Avez-vous lu ce roman ? Qu'en avez-vous pensé ?


Commentaires

Cecile a dit…
Elle est quand même forte si de la page 457 à 573, tout en connaissant l'assassin, on arrive à rester scotché. Du coup, je vais plutôt noter Ceux qui restent.
niki a dit…
bien contente de ne pas avoir envie de noter, après ton billet - non pas qu'il ne soit pas intéressant, mais je ne me sens pas le courage de lire 300 pages avant d'accrocher ;)
Céline a dit…
Etant donné ton avis, je ne pense pas le lire, d'autant que je suis devenue difficile en terme de polar (j'en ai trop lu peut-être ? ;-) )