Rupture - Simon Lelic

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« Que s’est-il passé dans ce collège anglais par un après-midi caniculaire ? Pourquoi le prof d’histoire, monsieur Szajkowski, a-t-il ouvert le feu sur ses élèves et ses collègues avant de retourner l’arme contre lui ? Dépression nerveuse ? Pétage de plombs ? Schizophrénie ? L’inspecteur Lucia May se voit confier cette enquête sous l’œil de sa hiérarchie. Médias et politiques s’y intéressent de près... Pourtant, au fil des témoignages des adolescents, de leurs parents, des professeurs, quand Lucia pose les bonnes questions – forcément dérangeantes – se dessine une vérité complexe. Derrière la brutalité des faits rôde une violence insidieuse et meurtrière. » (4e de couverture)

« Collège anglais », voilà ce qui me suffisait pour acheter ce roman paru dans la collection policier des éditions Folio. Pourtant, je ne suis pas certaine qu’il se classe vraiment dans cette catégorie. Certes, il y a tuerie et enquête – encore que celle-ci est plutôt molle, j’entends par-là que vous pouvez faire une croix sur un suspens crescendo et autres astuces haletantes. Non, je dirais plutôt qu’il s’agit d’un roman, d’un bon roman qui parle des rapports humains qui peuvent conduire à la violence, d’immigration et d’intégration. C’est aussi une critique sévère du système scolaire britannique, de jeux de pouvoir. Et ça fait plutôt froid dans le dos.

J’ai beaucoup aimé l’originalité du mode de narration qui alterne des chapitres narrés à la première personne par un témoin des événements (élève, prof, etc.), avec d’autres consacrés à Lucia et racontés à la troisième personne. Je dois quand même avouer que j’ai eu peur en lisant le premier chapitre, car il est narré par un adolescent dans un langage semi-argotique de banlieue… des goûts et des couleurs, personnellement, j’ai horreur de cela.

L’histoire de Lucia fait aussi écho à celle du collège, car elle découvre aussi la méchanceté, voire la perversité, de certaines personnes de son entourage.

Bref, à découvrir !

Simon Lelic est né en 1976 à Brighton. Il a étudié l’histoire à l’université d’Exeter. Après avoir travaillé une diziaine d’années dans l’édition à Londres, il est retourné dans sa ville natale où il s’occupe, à côté de l’écriture, d’un commerce d’import-export. D’autres infos sur son site.

(éditions Folio, 2011)
(photo auteur trouvée sur son site)

Commentaires

maggie a dit…
Je note ! Moi aussi le titre m'attire ! Mais j'aime bien aussi l'aspect plus social que tu soulignes... Ca m'a l'air intéressant... C'est ce que j'aime dans les polars car ce ne sont pas seulement des meurtres avec résolution...