L'usurpateur - Jørn Lier Horst


En lisant ce roman, et surtout après l'avoir terminé, je me suis demandé si j'avais déjà eu un coup de cœur cette année - je ne compte pas Shimazaki qui en est toujours un ;-) De bonnes lectures, oui, j'en ai eu. Mais vous savez quoi ? Je crois bien que le voici mon premier vrai gros coup de cœur pour 2019 !

Je l'avais repéré en librairie mais j'avoue qu'une histoire qui se passe à quelques jours avant Noël, dans la neige et le froid norvégien, alors que nous allons vers le beau, bon, bof, je me disais que ce n'était pas le bon moment. Mais Dominique a achevé de me convaincre. Bien m'en a pris et merci Dominique !

Je vous raconte ?

A quelques jours de Noël, le corps d'un homme est retrouvé devant sa télé; mais cela fait quatre mois qu'il est mort, le cadavre comme momifié. Line, journaliste d'investigation, veut écrire un article sur cet homme, sur le "comment est-ce possible que personne ne se soit rendu compte de rien ?", la solitude, l’accroissement du "chacun pour soi" de la société. Peu après, c'est un autre homme qui est découvert au pied d'un sapin. Et on découvre sur lui les empreintes d'un tueur en série américain. Pour l'inspecteur Wisting et son équipe, avec l'aide de quelques agents du FBI dépêchés sur place, c'est une enquête sur plus d'une vingtaine d'années qui s'ouvre. Car les Américains en sont sûrs : l'homme qu'ils recherchent est un "homme des cavernes"; comprenez quelqu'un qui a pris la place et la vie d'une autre personne et vit discrètement - tout en continuant probablement à tuer. De quoi vous faire froid dans le dos, hein ?
J'ajouterais que Line est la fille de Wisting et que, bien sûr, les deux histoires sont reliées. Vous êtes prêt à embarquer pour la Norvège ?

Vous devriez, car les atmosphères sont très bien rendues, on grelotte avec les personnages, on perçoit la sensation de ouate que confère la neige qui tombe sans discontinuer. Les chapitres sont courts, les personnages attachants et intéressants, on en veut toujours plus, et l'intrigue est parfaitement tenue. Ni trop ni trop peu, une réussite !

Vivement conseillé !

(éd. Gallimard, série noire, Hulemannen traduit du norvégien par Céline Romand-Monnier, 445 pp., mars 2019)

Commentaires

Kathel a dit…
Un coup de coeur, chouette ! J'avais aimé le roman précédent de l'auteur, Les chiens de chasse, et ton avis m'incite à noter celui-ci sans attendre !
lewerentz a dit…
Kathel : cool ! J'avoue que le premier me tente plus que "Les chiens de chasse" mais je relirai l'auteur, c'est sûr!
Dominique a dit…
j'ai beaucoup aimé la trilogie et je l'ai fait lire autour de moi tout le monde est satisfait
lewerentz a dit…
Dominique : tu m'étonnes pas, c'est facile à lire et bien ficelé. Que demander de plus ?
maggie a dit…
Je ne connais pas encore cet auteur mais je note, comme tu sais, j'aime bien les atmosphères nordiques !
lewerentz a dit…
Maggie : pour moi, c'est une belle découverte.
marco a dit…
Je note ... Est il nécessaire de les lire dans l'ordre de cette trilogie ?
lewerentz a dit…
Marco: je l'ignore car je n'ai pas lu les deux premiers tomes traduits. Cela étant, je ne crois pas qu'il s'agisse d'une trilogie au sens strict mais qu'il s'agit bien d'histoires séparées avec simplement des personnages récurrents. Donc je dirais que non. En tout cas, je n'ai eu aucun problème de compréhension.
dasola a dit…
Bonsoir Lewerentz, je suis en train de presque terminé le roman précédent: Les chiens de chasse. Ca me plaît beaucoup. Il faut que je lise Fermé pour l'hiver. Un écrivain à suivre en effet. Bonne soirée.
lewerentz a dit…
Dassola : merci pour ce retour sur un autre titre.
dasola a dit…
Bonjour Lewerentz, je confirme que "les chiens de chasse" est bien et j'ai "Fermé pour l'hiver" à lire en attendant "L'usurpateur". Bonne après-midi.

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