Rendez-vous avec le mystère - Julia Chapman


source: lisez.com
Le détective privé Samson O'Brien, est engagé par un Matty, le notaire de la petite ville de Bruncliffe, pour retrouver le certificat de décès de Livvy, une jeune femme disparue vingt-quatre ans plus tôt. Pourquoi ? Parce que sa mère vient de mourir et a légué la moitié de son héritage à sa fille - la seconde revenant à son fils Jimmy, fermier. Etrange. Or, sans ce certificat, le notaire ne peut pas aller plus loin dans la procédure testamentaire. Si Samson a grandi à Bruncliffe, dans les Yorkshires Dales, il vient tout juste de rentrer après des années londoniennes en tant qu'agent infiltré pour Scotland Yard - on apprendra qu'il a été mis à pieds, accusé de corruption. Pour lui faciliter les contacts avec les habitants qui peuvent parfois être un peu "âpres", Matty lui demande de collaborer avec Delilah Metcalfe, propriétaire endettée et divorcée d'une agence de rencontres et, accessoirement bailleuse de Samson.

S'il n'est pas forcément ravi après ses mésaventures avec la jeune femme pendant deux précédentes enquête, Samson doit bien reconnaître que sa présence facilite les contacts et, pour être tout à fait honnête avec lui-même, qu'il n'est pas forcément insensible à son charme. Et c'est parti pour quelques vagabondages dans les vallons enneigés du Yorkshire, un petit tour à Leeds, quelques découvertes surprenantes, et des litres de thé pour se réchauffer et réfléchir correctement. Accompagnés par Calimero, le chien de Delilah.

Il y a des périodes comme cela, on lit avec plaisir des romans, on aime un peu mais sans tomber à la renverse, et d'autres où on aligne les pépites. En ce moment, pour moi, c'est plutôt une période 1.

Si j'ai aimé ce roman de Julia Chapman, que je lui ai trouvé beaucoup de bons points (les ambiances, l'intrigue), je n'ai pas été totalement emballée non plus, notamment à cause d'une intrigue un peu lente à mon goût, des sous-intrigues pas forcéement emballantes (sauf avec le père de Samson), et des personnages trop peu caricaturaux. Je veux dire par là que je n'arrivais pas à me les représenter comme de vraies personnes; ils restaient "comme des personnages de dessin animé", je ne sais pas comment le dire mieux.

J'ai toutefois acheté le volume deux en anglais (Date with malice), car je veux lui donner une seconde chance, surtout que l'intrigue se déroule dans un home pour personnes âgées - un cadre que j'aime toujours beaucoup.

Julia Chapman est le pseudonyme de Julia Stagg, une écrivain qui a beaucoup voyagé dans le monde comme prof d'anglais avant de s'installer dans les Pyrénées françaises - une autre de ses séries s'y déroule -, puis de revenir dans son Yorkshire natal.

(éd. Robert Laffont, La bête noire, Date with mystery traduit par D. Haas et V. Mikhalkov, 2018)

Commentaires

Anonyme a dit…
J'ai écrit un commentaire ce week end, il a disparu dans les spams?
Bref j'y disais que je le préfère à Agatha Raisin. J'ai lu le 1 et continuerais bien (sans urgence non plus)
keisha
Lewerentz S a dit…
Keisha: merci pour ton message. Je ne sais pas ce qui se passe avec ton mail, mais je ne les reçois pas. Concernant cette série, idem pour moi, je préfère très nettement à A.Raisin mais ne suis pas pressée pour autant de lire la suite de cette série-ci.
lheuredelire a dit…
Je suis bien curieuse de découvrir cette série !
maggie a dit…
Ca me plairait peut-être, mais je passe car j'en ai déjà plein dans ma PAL de polars
dasola a dit…
Bonjour Lewerentz, j'ai eu de bons échos de cette série par mes collègues qui ont lu les deux premiers tomes. Celui-ci semble moins bien? Bon dimanche.
Fanny a dit…
J'ai beaucoup aimé le premier tome de cette série. Au contraire de toi, j'arrive à me représenter les personnages et à m'y attacher. Je suis en train de lire le second opus. Julia Chapman prend son temps, c'est vrai.
A bientôt!
Anonyme a dit…
Je n'ai lu que le 1er tome et j'avais trouvé ça sympa. Oui, parfois les personnages sont des caricatures, mais ça ajoute de la légèreté au livre. Une belle récréation !
Syl.
Lewerentz S a dit…
L'heure de lire: si vous tenter, redites moi ce que vous en aurez pensé.

Maggie : à mon sens, il y a bien meilleur.

Dassola, Fanny et Syl: oui, je sais, cette série est plutôt bien reçu. Ce qui m'a vraiment le plus dérangé, c'est la caricature des personnages. En soit, ça ne me dérange pas forcément (chez Wodehouse, p.ex., j'ai aucun problème) mais alors je préférerais que l'auteur y aille carrément ; là c'est entre deux.