Marquée à vie - Emelie Schepp

Norrköping - source : archives.efs.org
Norköpping, une petite ville au sud de Stockholm. Hans Juhlén, un responsable du service de l'immigration est retrouvé mort chez lui par son épouse Kerstin. Aucune trace, à part les empreintes d'un enfant sur la fenêtre. Or, le couple n'avait pas d'enfant et la seule personne qui apparaisse sur les vidéos d'une caméra-surveillance voisine le jour du crime, est un enfant de 9-10 ans. Quelques jours plus tard, le corps d'un jeune garçon est retrouvé et, après autopsie, il s'avère que c'est bien lui qui s'est introduit chez Juhlén. Henrik Levin et Mia Bolander, les enquêteurs, sont perplexes et surpris, mais moins que la procureure Jana Berzelius, qui est franchement secouée lorsque le légiste leur montre la nuque du garçon; il y est gravé "Hadès", le nom d'un dieu grec des enfers et de la guerre. Jana vacille, et sa vie avec elle, car sur sa propre nuque est gravé "Kèr", une déesse des enfers. Qui est vraiment Jana ? Pourquoi n'a-t-elle pas de souvenirs de sa petite enfance, sinon par des bribes de cauchemars - qui ne sont d'ailleurs peut-être que ce qu'ils sont. Ce petit garçon a-t-il vraiment commis ce crime ? Pourquoi ? Plus troublant encore, l'enfant était drogué d'héroïne. A mesure de leurs avancées, la police et Jana découvrent des faits de plus en plus glauques - et le lecteur aussi.

Un polar recommandé par ma libraire et qui s'est avéré un vrai "page-turner" sur ses trois quarts. Le dernier quart m'a moins plu à mesure que les découvertes sur Jana étaient révélées. En même temps, c'est la vrai originalité de ce roman qui ne part pas dans la direction que l'on aurait pu croire dès le départ (genre "tout est bien qui fini bien"). Mais j'ai trouvé cela trop violent, trop... je ne sais pas; tout simplement un style d'histoire auquel je ne suis pas habituée.

L'écriture n'est pas exceptionnelle mais très correcte. Il semble que l'auteur a repris son personnage de la procureure dans un second roman mais je ne suis de loin pas sûre de le lire s'il est traduit.

En conclusion, je dirais que c'est une lecture qui vaut la peine et qui m'a agréablement surprise de la part de cet éditeur. A vous de vous faire une opinion !

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Emelie Schepp (née à Motala / Suède en 1979) travaille d'abord dans la publicité avant d'écrire son premier roman policier qui connaît un important succès en Suède.

(éd. HarperCollins France, traduit de l'anglais par Louis Poirier, 2017)

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