Deux filles sur le toit - Alice Kuipers

source: site éditeur
J'ai récemment chroniqué Ne t'inquiète pas pour moi qui avait été une bonne lecture. En réalité, je voulais d'abord lire ce roman-ci mais j'ai dû patienter avant qu'il ne soit disponible auprès de ma bibliothèque. Et bien, maintenant que je l'ai lu, je peux dire que j'ai préféré le premier - malgré sa forme stylistique particulière (post-it sur la porte du frigo forment un dialogue entre une mère malade et sa fille adolescente).

Avec Deux filles sur le toit, Kuipers adopte la forme du journal intime de Sophie,  une adolescente qui vit seule avec sa mère depuis le décès, un an plus tôt, de sa sœur aînée - le père est décédé des années auparavant.  Dès le début, on comprend que la mort de la sœur est un sujet douloureux entre mère et fille et que la communication est devenue difficile - la mère ne travaille plus et s'enferme dans son bureau pour travailler à sa "collection d'objets trouvés" ou dans la chambre de sa fille aînée, et Sophie suit une thérapie auprès de Lynda, une psychologue, mais sans grande conviction. Cette toutefois Lynda qui a suggéré à la jeune fille de tenir un journal. Sophie se sent également abandonnée par sa meilleure amie Abigail, laquelle ne vit pas non plus une situation familiale simple et s'enfonce dans l'anorexie. Entre amours adolescents,  amitiés qui s'étiolent et d'autres qui se nouent, dialogue à rétablir avec sa mère et deuil à surmonter, mais aussi intégration des minorités ethniques et allusions à des événements tragiques qui se sont réellement déroulés, Sophie relate son quotidien sur une année.

A priori, une histoire qui me tentait mais qui, malgré ses qualités, m'a laissé sur ma fin. Et cela, principalement à cause de son personnage principal que j'ai trouvé souvent agaçante, immature, et franchement égoïste et égocentrique. J'ai par contre aimé le personnage de la mère et celui de Rosa-Leigh, une jeune Canadienne nouvellement arrivée dans le collège de filles de Sophie.

Au niveau de l'intrigue elle-même, j'ai regretté que la révélation de ce qui est arrivé à la sœur survienne si tard (il faut attendre le dernier quart), car cela aurait pu servir à de nombreux ressorts intéressants dans la relation mère/fille et l'intrigue d'une manière générale.

Un bilan mitigé pour moi. J'attends volontiers votre appréciation si vous avez lu ce roman - ou si vous avez envie de le lire.

(édition Albin Michel, traduit par Dorothee Zumstein, 250 pp., Paris, 2011)

Commentaires

Gwenaëlle a dit…
Je n'avais pas particulièrement accroché avec le premier... alors je pense que je vais éviter celui-là.