Ne t'inquiète pas pour moi - Alice Kuipers

Un roman sous forme de post-it sur la porte du frigo entre une mère et sa fille Claire, quinze ans au début du récit qui s'étale sur deux années. L'histoire d'une femme médecin qui découvre qu'elle souffre d'un cancer du sein, et de sa fille qui, petit à petit, prend conscience que leur temps est peut-être compté, mais qui grandit aussi à travers cette épreuve.
source: livredepoche.com
Ma Claire,

Je dois partir plus tôt que prévu. J'ai une patiente qui accouché deux mois et demi avant terme. Janvier, c'est la pire période pour avoir un petit préma...

C'est quand, ton exposé ? Bientôt, non ?

Faisons quelque chose ce soir. J'ai l'impression qu'on ne s'est pas vues depuis des jours.

Je t'embrasse, 
Maman

PS : Peux-tu racheter des pommes ? (p. 24)

Coucou maman,

Tu as été trop courageuse à l'hôpital ! Je me suis demandé quel effet ça faisait d'être toi, d'avoir ce truc qui se passait dans ton corps. Ce que je sais, c'est que ça m'a fait bizarre. C'est vrai, c'est toi l'adulte et pourtant c'est moi qui faisais tout pour prendre soin de toi.

Je ne te l'ai pas dit, mais l'infirmière est venue me parler. Elle m'a donné quelques livres. On pourrait les lire ensemble ???

Je t'embrasse fort, 
Claire (p. 197)

Une jolie idée pour un sujet pas évident. La forme du roman, qui a ses limites, bien sûr, permet une structure rapide, fluide, que j'ai trouvé, ma foi, fort plaisante. C'est émouvant et bien écrit; cela ne plaira pas qu'aux adolescents. Moi, en tout cas, j'ai été charmée et ai réservé Deux filles sur le toit (2013). Et vous ? Vous laisserez-vous tenter ?
source: site auteur
Alice Kuipers (née à Londres) a étudié la psychologie et l'écriture à l'université de Manchester. Etablie au Canada depuis 2003 avec l'écrivain Yann Martel et leurs quatre enfants, Ne t'inquiète pas pour moi (2007) est son premier roman mais a reçu de nombreux prix, de même que ses textes suivants, et a même été adapté au théâtre en France et au Japon.

(éd. Le livre de poche, traduit par Valérie Le Plouhinec, 242 pp.) 

Commentaires

Sandrine a dit…
Oui, j'ai lu aussi (et aimé) ce court roman tout en sensibilité.