Black-out - John Lawton

Commencer l'année avec un coup de cœur - que demander de mieux ?

source: site 10-18.fr

J'ai acheté ce livre à sa sortie en avril 2015, alléchée par le côté "so british" avec contexte historique et les bonnes critiques que j'avais lu dans la presse spécialisée. Toutefois, j'avoue que les mots "Allemagne nazie", "scientifique" et "agents secrets" mentionnés sur le 4e de couverture me faisait un peu souci. Car il y a peu de style de littérature que je n'aime pas - en fait, je dirais qu'il n'y a que la SF - mais j'avais un peu peur de ne rien comprendre à une "histoire d'espionnage". Je l'avais donc laissé de côté...

... jusqu'à ce que je lise le très tentant billet de Fanny - que je remercie -, car elle m'a illico donné envie de le tirer de ma bibliothèque. Ni une ni deux, je l'ai commencé et j'ai tout de suite adoré !

L'histoire se passe en 1944 à Londres. Le lieutenant Frederick Troy, de Scotland Yard, enquête sur les meurtres d'hommes dont les cadavres sont retrouvés en pièces détachées - un bras, des os dans une chaudière - vous voyez le genre ? Troy est d'origine russe, son père possédait plusieurs journaux et la famille est riche. Son frère sert dans l'armée de l'air, ses deux sœurs jumelles mariées vivent entre la campagne et Londres et son oncle passe ses journées à haranguer les passants au Speaker's corner. Il est secondé par Wildeve, son adjoint et ami, qui vient visiblement aussi d'une bonne famille. Je me suis beaucoup attachée aux personnages, surtout Troy bien sûr, notamment parce qu'il est loin d'être parfait : il est certes un des meilleurs éléments de la police mais il tire très mal, il n'arrête pas de prendre des risques inutiles et se retrouver à l'hôpital, il est un peu coincé dans ses relations avec les femmes (au début du moins), bref, il a du relief. Le médecin légiste Kolankiewicz, le commissaire Onions et Wildeve sont sympathiques aussi.

Quant à l'intrigue, je n'ai certainement pas tout compris mais je m'en fiche, car j'ai vraiment eu du plaisir à lire ce roman que je me réjouissais de reprendre chaque soir. Un poil d'espionnage mais rien de nazi et bien peu de scientifique.

Bref, je vous recommande vivement ce roman qui, apparemment, est le premier d'une série de sept qui mettent en scène le lieutenant Troy. Personnellement, nul doute que je lirai la suite de ses aventures - en anglais, tant qu'à faire - et je me réjouis de voir comment les personnages vont évoluer.
 
source: writersfestival.org
Pour en savoir plus sur John Lawton : cliquer ici.

(éd. 10-18, traduit par Anne-Marie Carrière, 474 pp.)




Commentaires

niki a dit…
il est dans ma pal, je me suis laissée tenter après le billet d'aifelle - je vois que tu confirmes le plaisir de lire ce roman :)
Dominique a dit…
c'est noté et je viens de voir qu'il y en aura d'autres en effet car il y en a plusieurs en anglais, chanceuse qui lit en VO :-)
maggie a dit…
Je n'aime pas non plus les romans d'espionnage ( alors que je viens d'en commencer un, nom de code rebecca). Mais si tu dis qu'il n'y en a pas, ca tombe bien. Finalement, c'est un roman policier original ou pas ?
Lewerentz S a dit…
Je n'irais pas jusqu'à dire qu'il y a zéro rapport à l'espionnage mais franchement, je n'ai pas trouvé cela "casse-tête". Original ou pas ? Ouh la, c'est une colle ! Je ne sais pas - sauf que j'ai beaucoup aimé.
claudialucia a dit…
Ah! l'espionnage! Il faut toujours que je me résigne à ne pas tout comprendre! Ils sont tellement tortueux!