Bien mal acquis - Irsa Sigurdardottir

Thora, une avocate de Reykjavik, est appelé par Jonas, le propriétaire d'une ancienne ferme transformée en hôtel et qu'elle a assisté lors de l'achat des terres, car celui-ci a découvert un vice de forme : l'hôtel est hanté.
source : w12.fr

Peu après, le corps affreusement mutilé et violé de Birna, l'architecte chargé du projet d'agrandissement, est retrouvé dans une grotte sur une crique. Jonas, un de ses amants, se retrouve rapidement en tête de liste des suspects, parce qu'il lui aurait envoyé un SMS dans lequel il lui demandait de le retrouver dans la grotte pour parler du projet. Il nie et fait appel à Thora.

Mais Thora est loin d'être une spécialiste des procédures pénales et mène son enquête, disons, comme vous et moi le ferions, c'est-à-dire avec un amateurisme certain et croyant assez naïvement (à mon avis) que tous vont lui dire sans autre où ils étaient et ce qu'ils faisaient au moment du meurtre. Avant que la police n'arrive, elle se rend même dans la chambre de Birna et dérobe son agenda, espérant y trouver des indices. Car l'architecte n'était visiblement pas très appréciée.

Pour couronner le tout, elle est rejointe de manière inattendu par Matthew, un banquier allemand qu'elle a rencontré lors d'une précédente enquête et avec qui elle a eu une liaison, puis par ses enfants, dont son fils de seize qui est sur le point d'être père.

Le synopsis de base était tentant (un hôtel hanté) mais l'enquête s'en détourne très vite, car Thora est quelqu'un de très rationnel qui n'imagine même pas deux secondes cette possibilité. L'enquête avance lentement (ça doit être le côté amateur !) et la solution est intéressante, ce qui rend d'autant plus dommage le fait que les indices ne soient pas distillés plus régulièrement et le suspens si faible. Par contre, l'amateurisme de l'enquêtrice évite une enquête "les experts, techniques, geek" et j'en passe, ce que j'ai apprécié.

Sur le quatrième de couverture, The Guardian parle d'une "atmosphère de menace et de surnaturel" (je n'ai ressenti ni l'une ni l'autre) et The Observer d'un roman "à la fois effrayant et drôle" - d'accord avec le drôle mais pour l'effroi, il faudra repasser.

Quelques longueurs donc mais cela reste de bonne tenue.

Connaissez-vous cette auteur ? L'appréciez-vous ?

source : telegraph.co.uk

Yrsa Sigurdardottir (née en 1963) a étudié le génie civil et a commencé à écrire en 1998 des romans policiers et de la littérature jeunesse. Deux autres de ses romans ont été traduits en français.

(éd. Anne Carrière, traduit par Catherine Mercy, 412 pp., 2013)


Commentaires

Mior a dit…
Non, inconnue pour moi et pourtant j'aime bien les islandais . Mais tout ce qui ressemble à une enquête policière me tombe des mains , en revanche !
As tu lu " karitas" d' une autre machinsdottir,c'est un récit fabuleux sur les femmes d' Islande , je te le recommande chaleureusement
Lewerentz S a dit…
Bonjour Mior,
Non, je n'ai pas lu "Karitas" mais je sais de quoi il s'agit. Sauf erreur, c'est en plusieurs tomes donc moi, bof... J'ai aussi entendu dire que c'est assez longuet. Dommage, car le pitch de base (une femme qui veut devenir peintre) me tenterait assez.
zarline a dit…
Je ne connais pas non plus mais ton billet ne me donne pas plus que tant envie de la découvrir. Je peine en général avec les enquêteurs trop naïfs. Pas besoin d'être un super geek pour avoir un peu de bon sens, non?
Electra a dit…
Bon j'aime les islandais et les islandais policiers et de surcroit quand ils ne ressemblent pas aux Experts !
Comme lors d'une de mes récentes lectures, je ne partage ni la présentation de l'éditeur ni certaines critiques ! Tu ne retrouves rien de ce qui est dit.. Je me demande parfois qui rédige les 4ème de couverture !