Les pissenlits - Yasunari Kawabata

Il était trois heures passées, c'était l'hiver, le crépuscule était proche. Que devient la folie des esprits dérangés au point du jour ? Se fait-elle orageuse ? Bien qu'elle n'eût aucune certitude, des inquiétudes de cet ordre troublaient profondément la mère d'Ineko - elle qui venait de confier sa fille à la garde de l'hôpital. (p. 58)
source : lesimparfaites.com
Un hôpital psychiatrique situé dans un temple à la campagne. C'est là qu'Hisano, l'amant, et la mère d'Inéko viennent de confier la jeune fille qui souffre d'une maladie mentale se caractérisant par une cécité occasionnelle, notamment du corps d'Hisano durant leurs étreintes. Chemin faisant, tous deux se dévoilent des confidences, parfois intimes, sur leur relation à Inéko. Hisano soutient que son amour suffirait à guérir Inéko mais la mère à quand même voulu la faire soigner. Probablement qu'elle sent un lien entre la maladie de sa fille et la mort de son mari, un ancien général de l'armée mort durant une balade à cheval avec Inéko.

Comme très souvent avec la littérature japonaise, le texte est poétique, parfois un peu surréaliste, mais touchant dans son intrigue toute simple mais qui privilégie les personnages et les paysages, et parle de la mort, de mélancolie et de simplicité.

Je vous recommande se texte mais vous signale quand même qu'il s'agit d'un roman inachevé de Kawabata, publié huit ans après son suicide.
source : calcinhasnarede.wordpress.com
Kawabata Yasunari (1899-1972) est né dans une famille cultivée et riche d'Osaka. Orphelin de ses deux parents à trois ans, il est élevé par ses grands-parents paternels. Encore adolescent, il écrit ses premiers textes, puis étudie les littératures anglaise et japonaise à l'université de Tokyo. Il participe à la création de plusieurs revues littéraires et publie ses premiers textes. Dans les années 40, il parcourt le Japon et rédige différentes chroniques de voyage. Parallèlement, plusieurs de ses textes reçoivent des prix et il est le premier écrivain japonais à recevoir le prix Nobel, en 1968. Il se suicide en 1972.

Commentaires

cathulu a dit…
Il me tente mais le fait que ce soit un roman inachevé nuit-il au plaisir de lecture ?
keisha a dit…
J'ai lu Pays de neige, un peu troublant, et l'impression d'être trop tributaire de la traduction.
Lewerentz S a dit…
Cathulu: non, cela ne m'a pas gênée même si clairement, on aimerait savoir ce qui arrive ensuite à Inéko.

Keisha: je note ce titre.