La chambre des âmes - Frank Tallis

Il y a longtemps que je n'avais pas lu un roman aussi rapidement; je l'ai littéralement avalé tellement il m'a passionnée ! J'ai adoré - ... sauf la fin. Bon, en réalité, elle n'est pas si mal mais elle m'a un peu attristée car je m'étais attachée aux personnages.

Angleterre, années 50. Le narrateur est James Richardson, un jeune psychiatre engagé comme chef de clinique dans une institution psychiatrique perdue sur une lande du Suffolk. Il est le seul médecin sur place mais son chef de service, le Dr Maitland, un éminent psychiatre londonien, se rend sur place une fois par semaine, et le reste du temps, Richardson peut compter sur l'aide de huit infirmières. L'endroit est toutefois controversé en raison d'une thérapie pionnière qui s'y teste : six jeunes femmes schizophrène sont maintenues dans le sommeil depuis plusieurs semaines et ne sont réveillées qu'une fois par jour pour être nourries, lavées, et leur faire prendre un peu d'exercices. Richardson se pose rapidement des questions sur l'efficacité du traitement, car les jeunes femmes restent apathiques, parlent peu et ne semblent avoir qu'une envie, celle de se rendormir au plus vite. Il se lie à Jane, une des infirmières, ce qui l'aide à supporter la solitude de l'endroit. Rapidement, il observe d'étranges phénomènes : les six patientes de la salle de narcose semblent rêver en même temps, leurs électroencéphalogrammes semblent se synchroniser; sans que Richardson puisse se l'expliquer. D'autres étranges phénomènes se produisent : des alliances qui disparaissent pour réapparaître à d'improbables endroits, des visions et des sensations de froid qui semblent le frôler la nuit...

source : site auteur, franktallis.com
"Ça approche, dit-il. (Chapman, un patient)
Le choix de ses mots - le caractère indéterminé du pronom - me glaça. Rien n'est plus effrayant que ce qu'on ne peut identifier, nulle source de peur n'est plus puissante que l'inconnu. Si j'avais été davantage en possession de mes moyens (et moins enclin aux préjugés professionnels), je me serais rendu compte que le démonstratif employé par Chapman n'était pas qu'un terme grammatical, mais la clef de sa phrase. A cet instant précis, toutefois, je manquais de discernement." (p. 199)

Je ne vous en dis pas plus; seulement lisez-le !

(éd. 10-18, traduit par Eric Moreau, 2014)

Commentaires

Sandrine a dit…
Du même auteur j'ai lu le roman précédent, "Les portes de l'interdit" qui est aussi très psy.
Lewerentz S a dit…
Sandrine: je n'ai pas réussi à accrocher aux "Portes de l'interdit" mais, par contre, je suis fan de sa série "Les carnets de Max Liedbermann" dont j'ai lu les 6 livres.
Dominique a dit…
j'ai plusieurs Frank Tallis à lire sur ma liseuse, je garde ça pour un voyage cet été
niki a dit…
c'est tentant vu la manière positive dont tu en parles
claudialucia a dit…
Oui , là , tu nous appâtes mais tu ne nous en dit pas plus! Tu nous laisses savamment sur notre faim!
maggie a dit…
moi, je n'ai pas du tout de romans de cet auteur dans ma PAL mais je vais essayer d'en lire au moins un ! Est-ce que ce roman est fantastique ?
Lewerentz S a dit…
Dominique: bonne idée !

Niki & Claudia: essayez !

Maggie: non, pas à mon sens en tout cas.
Manu a dit…
J'ai le premier tome de la série "Les carnets de Max Liedbermann" dans ma PAL depuis un bon moment. Ce que tu dis de ce roman est aussi très tentant !!!
Céline a dit…
J'ai lu plusieurs Frank Tallis il y a déjà un moment, j'avais aimé ce mélange de polar et de psychanalyse. Je note celui-ci !
Mango lila a dit…
Tiens,je ne connais pas du tout cet auteur. je le marque sur mon carnet pour lire au moins un de ses romans.
Anonyme a dit…
Bonsoir! J'ai adoré ce livre
J'aurais aimé savoir si vous en connaissiez d'autres, de ce même style?
Lewerentz S a dit…
Bonsoir, merci pour votre passage. Je comprends que vous ayez adoré; moi aussi ! Dans le style ? Non, là, je ne vois pas. Mais je vous recommande vivement la série "Liebermann" de Frank Thallis. Peut-être aussi que "La maison où je suis mort autrefois" de Keigo Higashino vous plairait - j'avais aussi adoré.