Maria - Kazuo Kamimura

source : manga-news.com
J'ai lu les premières pages de ce manga un peu "dans un état second" parce que je ne comprenais pas vraiment tout. L'histoire considérée comme telle, je la comprenais mais je ne voyais pas vraiment ce que l'auteur voulait dire. Trop de sous-entendus, de poésie. 

Nous sommes dans les années 70 (le manga a été publié en 1971). Maria est clairement différentes de ses camarades et se fait remarquer dès son premier jour dans sa nouvelle école (de filles) en arrivant dans une Rolls Royce. Elle est issue d'une riche famille qui a fait fortune après la seconde guerre mondiale. Fille unique, elle vit avec sa mère et son beau-père - son père s'est suicidé peu après sa naissance. Elle parle peu, agit, réagit, se laisse faire mais affiche surtout sa liberté de penser, d'agir, d'être, d'aimer, sa rébellion face aux conventions et son milieu. Par exemple, dès qu'elle quitte l'école, elle s'habille comme une jeune fille occidentale, jupe et blouson courts, alors que sa mère, la mère de son petit ami et même une de ses amies portent le traditionnel kimono. L'histoire mêle violence (guerre des gangs à l'école), violence psychologique, sexe, histoire d'amour très romantique et mélodramatique, et poésie. Beaucoup de poésie, dans l'histoire comme dans les dessins aux traits à la fois nets et ronds. Maria est comme une tornade; partout où elle passe, des événements explosifs surviennent (éclatement familial, rupture amoureuse, mort, etc.)

Un manga qui ne plaira certainement pas à tous, mais que je recommande.

Kazuo Kamimura (1940-86) a fait des études d'art puis s'est dirigé vers le manga. Une de ses œuvres la plus connue est Lady Snowblood (1972-74) écrite avec Kazuo Koike.

(éd. Kana, , 2 tomes, 2013-4)

Commentaires

Lor rouge a dit…
Dans ma LAL aussi. Je te conseille très fortement sa série "Lorsque nous vivions ensemble" 3 tomes. J'avais adoré, un véritable coup de foudre. Maria j'ai eu l'occasion de le feuilleter mais j'ai trouvé les dessins moins beau que dans "Lorsque nous vivions..." Bisous, bonne semaine