Le cercle de famille - Kojima Nobuo


Japon, après la seconde guerre mondiale. Tokiko et Shunsuke sont mariés depuis plusieurs années. Parents de deux enfants adolescents, ils viennent d’emménager dans leur nouvelle maison construite « à l’américaine ». Dès le début du roman, on comprend que leur relation n'est pas forcément toujours au beau fixe; d’une part parce que Shunsuke est assez souvent absent de la maison pour son travail (il est traducteur) et d’autre part parce qu’il découvre que son épouse l’a trompé avec son ami George, un soldat américain resté au Japon après la fin de la guerre et qu’il a lui-même présenté à sa famille. Bien sûr, leur relation ne s’arrange pas, à l’image de leur maison qui se révèle pleine de défauts. 

Peu de temps après, Tokiko apprend qu’elle est atteinte d’un cancer et doit être hospitalisée. Shunsuke se rapproche d’elle mais c’est maintenant leur fils qui semble bien décidé à voler de ses propres ailes. L’avenir semble vaciller, à l’image du pays tout entier qui doit se reconstruire après les ravages de la guerre, tout en intégrant de nouvelles façons de vivre importées par les soldats étrangers. 

Je l’avoue, la lecture des deux premiers chapitres fut laborieuse. Je me réjouissais de lire ce roman mais je n’ai pas totalement réussi à entrer dedans, à trouver les personnages sympathiques. Le style m’a perturbé ; il n’a pourtant rien de particulier mais… je sais pas… je n’ai juste pas totalement adhérer. La suite (dès la maladie de Tokiko) m'a plus convaincue et j'ai beaucoup plus apprécié ma lecture.

Cela reste toutefois une lecture en demie teinte et c’est d’autant plus dommage que les thèmes abordés sont très intéressants. Paru en 1965, Kojima Nobuo y analyse les influences étrangères, la refonte de son pays après la guerre, ce qu’il doit entreprendre pour aller de l’avant, ses tiraillements entre ses traditions très anciennes et « le rêve américain ». Prix Tanizaki. 

source : site éditeur


Kojima Nobuo (1915-2006) était également traducteur (Dorothy Parker entre autres) et professeur d’anglais à l’université.

(éd. Philippe Picquier, 2006)

Commentaires

Lor rouge a dit…
Je lis très peu de littérature japonaise. Et celui ci m'a l'air bien noir... Némoins le sujet à l'air très intéressant ! Bon mercredi Lewerentz, bises
lewerentz a dit…
L'or: non, non, pas noir ni même triste. Bonne journée à toi aussi.