Le souilleur de femmes d'Oxford - Gary Dexter




J’allais rendre se livre sans l’avoir lu à ma bibliothèque, lorsque j’ai réalisé qu’il répondait parfaitement aux critères du challenge « British mysteries » organisé par Lou et Hilde. Comme je cherchais depuis quelques temps un roman pour y participer (niveau "médium victorien"), je l’ai finalement lu. Bien m’en pris, car c’est plutôt pas mal. Original, en tout cas.


Il s’agit de nouvelles dans le personnage principal est le Dr St Liver, un psychiatre spécialisé en sexologie. Il est secondé par Miss Salter qui relate ses aventures dans la presse. Ça vous rappelle un autre couple célèbre ? Et oui, à moi aussi, et ce n’est pas le seul clin d’œil à Sherlock Holmes et au Dr Watson. Le cadre est l’Angleterre des années 1890, et il y a même un « inspecteur Lestrade » en la personne de l’inspecteur Bias. Les deux personnages principaux ont fait connaissance à la suite de la publication, sous un pseudonyme masculin, du premier roman de Miss Salter ; roman qui relate son expérience d’institutrice en Australie.


Pour ce qui est des enquêtes du duo, autant être clair : les intrigues sont assez minces et pas franchement haletantes mais plutôt drôles. Enfin, plus ou moins. Pour être franche, en lisant la première, j’ai trouvé l’écriture plutôt faible, un peu simple, voire simpliste. Mais peut-être est-ce la traduction ? Toutes les enquêtes sont toutes axées sur la spécialité de St Liver, à savoir le sexe, ses déviations et ses perversions. Balancé ainsi, ça peut malsain mais l’auteur s’en donne à cœur joie pour caricaturer les premières théories psychanalytiques sur le sujet. Freud n’est pas loin.


Rien d'exceptionnel donc, mais divertissant.



Gary Dexter est écrivain et journaliste. Il a écrit des romans, des essais, et est également professeur de « creative writing ».

(éd. Le Dilettante, 2012)
(photo auteur : site web Contact an author) 

Commentaires

Ys a dit…
Je suis maudite avec ce livre. Je l'ai commandé, il n'est jamais arrivé. Et il est censé être présent dans le réseau des bibliothèque de la ville universitaire de ma fille qui doit me l'emprunter mais personne n'est capable de le localiser... bref, je reste avec mon envie, pourtant rare, de lire des nouvelles, ces nouvelles-là. Au départ, c'est la couverture et le titre qui m'ont attirée, dommage que tu ne l'aies pas mise, je l'ai trouvé très réussie.
lewerentz a dit…
Bonjour Ys, j'espère que tu parviendras à obtenir le livre. J'aime aussi beaucoup le titre mais, par contre, je déteste la couverture. Je voulais d'ailleurs l'écrire dans mon billet puis j'ai oublié.