Le goût de la mère - Edward St-Aubyn

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Résumé du site Evene.fr :
La famille Melrose est en péril. Patrick, la petite quarantaine, se sent délaissé par sa femme Mary, depuis la naissance de leur second enfant. Celle-ci, bien décidée à ne pas commettre les mêmes erreurs que sa mère, s'occupe en effet exclusivement de ses deux fils, Robert et Thomas, et a chassé son mari de son lit. Parallèlement, la mère de Patrick, Eleanor, victime d'une attaque qui l'a laissée à moitié paralysée, se laisse convaincre par un pseudo-gourou de léguer toute sa fortune et sa propriété du sud de la France à une fondation New Age. Patrick trouve refuge dans l'alcool, les tranquillisants et aussi dans les bras d'une ex-petite amie...

Il y a une bonne dizaine d’années, j’avais lu la trilogie de St-Aubyn et je l’avais adoré. J’étais donc très contente de relire cet écrivain anglais, d’autant que le personnage de Patrick tenait le rôle principal dans la trilogie. J’avoue toutefois avoir été un peu déçue avec ce roman, par rapport au souvenir que j’avais des précédents.

Le goût de la mère aborde des thèmes intéressants comme les rapports parents-enfants, père-fils, mère-fils, mari-femme, les crises existentielles, l’arrivée d’un enfant, l’adultère, la spiritualité, la vieillesse. Le tout est souvent incisif et très corrosif mais il y a des passages plus longuets durant lesquels j’avais franchement envie de stopper ma lecture. Ce qui n’est jamais arrivé, car quelques pages plus loin, mon intérêt était ravivé par un passage excellent, drôle, sarcastique voire satirique.

Bref, je l’ai trouvé un peu inégal et, soit dit en passant, pas toujours très réaliste dans les répliques de Robert et Thomas qui ont un sens de la repartie étonnant pour des enfants de quatre et deux ans… (!) L’ensemble reste cependant fort recommandable.

Prix Femina étranger 2007


Né à Londres en 1960, Edward St-Aubyn étudie à Oxford. Ses romans ont reçus plusieurs prix et sa trilogie qui comprend Peu importe, Mauvaise nouvelle et Après tout a été publié en français.

(éd. Christian Bourgois, 2007)
(photo auteur : independent.co.uk)

Commentaires

Cecile a dit…
Je l'avais lu à sa sortie et j'avais adoré ce livre. Je me rappelle encore la surprise des gens sur le fait que c'était un livre qui n'avait pas la "une".