Journal de mon père - Jirô Taniguchi

(image : site web Casterman)

Yoichi retourne, pour la première fois depuis quinze ans, dans sa ville natale à l’occasion des funérailles de son père Takeshi. Il y retrouve sa sœur, sa belle-mère et ses oncles. Ce triste événement est pour lui l’occasion de se remémorer les souvenirs de son enfance, souvenirs heureux puis plus amers après le divorce de son père et le grand incendie qui ravage la ville, les laissant sans maison. Takeshi finira par accepter de l’argent de ses beaux-parents pour reconstruire une maison et rouvrir son salon de coiffure, mais se sentira une dette vis-à-vis d’eux et enchaînera les heures de travail. Ses absences étant de plus en plus fréquentes, les parents de Yoichi finissent par divorcer. Sa mère part refaire sa vie ailleurs, laissant ses enfants à son mari qui finit par se remarier. Mal à l’aise avec sa belle-mère et ne comprenant pas l’attitude de "mutisme" de son père qu’il juge responsable de l’échec de son mariage avec sa mère, Yoichi, une fois le lycée terminé, s’empresse de partir pour Tokyo. Ce n’est que trente ans plus tard, lors de la veillée funèbre et alors qu’il est trop tard, qu’il commence à mieux comprendre la personnalité de son père.

C’est le troisième ou quatrième récit de Taniguchi que je lis et la magie opère à chaque fois. Ce manga est très prenant et émouvant. J’ai pensé à ma propre enfance, à la façon dont je perçois mes parents.

J’aime beaucoup les dessins très précis et rigoureux de Taniguchi même si je regrette le fait que les personnages se ressemblent beaucoup, d’un manga à l’autre.

(éd. Casterman, coll. Univers d’auteur, 2004)

Commentaires

maggie a dit…
Je connais de nom cet auteur mais je n'ai encore lu aucune de ses BD... pourtant je suis vraiment attiré par son joli graphisme... Je manque particulièrement de temps en ce moment ! (pour changer !)
Mais j'espère pouvoir aller bientôt à la bibliothèque et je penserai à choisir une des BD de cet auteur...
lewerentz a dit…
Maggie: j'espère que tu aimeras. Le graphisme est très "strict", précis, simple. Je trouve que c'est à la fois ce qui fait sa force et à la fois ce qui me fait dire, parfois, que "ça manque un peu de fantaisie". Les histoires, par contre, sont toujours très émouvantes.